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Les Racines de l’iris, de Jéromine Dalmasso

Quand un roman devient un geste pour son territoire



Jéromine est l’une des premières à nous avoir accordé sa confiance dans l’édition de son premier roman Aux Espoirs accomplis. Et entre nous, la connexion est puissante, presque familiale. Car c’est une auteure des racines, attachée à la famille et à son paysage. Ses livres racontent un territoire et comment tout y pousse avec force et amour.

Avec Les Racines de l’iris, Jéromine Dalmasso nous entraîne au cœur de la Provence verte, dans ces paysages varois où les collines, les oliviers, les villages et les terres cultivées composent bien davantage qu’un décor : ils deviennent une part de l’histoire.

Et aujourd’hui, alors que le Haut-Var a été durement touché par les incendies de l’été, ce roman prend une résonance toute particulière.


Une Provence que l’on habite


Jéromine Dalmasso connaît intimement cette terre. Née dans le Var et installée à Carcès, elle puise dans son environnement quotidien une matière littéraire profondément personnelle.

Dans Les Racines de l’iris, la Provence verte n’est pas une carte postale. Elle est faite de chemins, de terres, de végétation, de villages et de lumière. Elle accompagne les personnages, épouse leurs émotions et participe à leur histoire.

Carcès, notamment, occupe une place particulière dans l’univers de l’autrice. Son regard sur la ville, ses ruelles, ses pierres et son environnement naturel traduit un attachement qui dépasse la simple description : celui d’une femme qui observe, qui connaît et qui aime son territoire.

Cette attention au paysage n’est d’ailleurs pas étrangère à son parcours artistique. Photographe et peintre, Jéromine Dalmasso regarde le monde avant de l’écrire. La couleur, la lumière, les formes et les détails du quotidien nourrissent ainsi une écriture très visuelle, dans laquelle le paysage devient une véritable présence.


Des racines, des blessures et la possibilité de renaître


Au cœur du roman, Noa, un enfant confronté à des blessures familiales, découvre dans le Sud une autre manière d’habiter le monde.

Au fil de son histoire, la terre devient un espace de reconstruction. Les liens familiaux se dévoilent, les secrets remontent à la surface et l’enfant apprend peu à peu à comprendre d’où il vient pour pouvoir avancer.

Le titre du roman dit déjà beaucoup de cette démarche : les racines sont ce qui nous relie à une histoire, à une famille, à un lieu. Elles peuvent être fragiles, enfouies ou malmenées, mais elles permettent aussi de tenir, de grandir et de retrouver un nouvel élan.

C’est ce qui donne au roman sa portée universelle. Derrière l’histoire de Noa, chacun peut retrouver une question intime :

qu’est-ce qui nous construit ?

Et de quoi avons-nous besoin pour continuer à grandir lorsque nos racines ont été malmenées ?

Quand les racines du livre rencontrent celles du territoire

Cet été, les paysages auxquels Jéromine Dalmasso a consacré tant de pages ont été brutalement confrontés à une autre réalité.

Les incendies qui ont ravagé le Haut-Var ont profondément marqué plusieurs communes du territoire. Les feux ont rapidement gagné plusieurs secteurs de l’arrière-pays varois. Les communes de Montfort sur Argens, Cotignac, Correns et leurs environs ont notamment été concernées.

Face à cette épreuve, l’autrice a choisi de ne pas rester spectatrice.


Jéromine Dalmasso a décidé de reverser l’intégralité de ses droits d’auteur perçus cette année au bénéfice des communes citées plus haut touchées par les incendies.


Un choix qui donne une dimension nouvelle à ses romans.

Acheter son œuvre, ce n’est donc pas seulement découvrir une histoire profondément enracinée dans la Provence verte. C’est aussi participer, à son échelle, à un geste de solidarité envers un territoire auquel l’autrice est intimement liée.


Faire vivre les lieux par les livres


Chez Arts...Monie Éditions, nous croyons profondément que le livre peut être un objet de transmission, de rencontre et de lien.

Les Racines de l’iris en est une belle illustration.

Parce qu’un roman peut faire découvrir un village, donner envie de regarder autrement un paysage, réveiller un souvenir familial ou ouvrir une conversation.

Parce qu’un auteur peut aussi porter une parole au-delà des pages.

Et parce qu’en cette période particulière, faire vivre les livres qui racontent le Var, c’est aussi contribuer à faire vivre la mémoire et l’identité de ses territoires.


Lire, découvrir, soutenir


Nous vous invitons à découvrir Les Racines de l’iris de Jéromine Dalmasso, à vous laisser porter par ses paysages de Provence verte et à rencontrer cette autrice dont l’écriture se nourrit autant de littérature que de peinture et de photographie.

Et cette année plus que jamais, chaque lecture peut avoir un autre sens.

Les racines sont aussi ce que nous choisissons de préserver.

 
 
 

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